Charles Pasqua a contesté mercredi 19 janvier “la totalité des faits” qui lui sont reprochés dans l’affaire de l’Angolagate, à l’ouverture du procès en appel, et chargé l’ancien président de la République Jacques Chirac.
L’ex-ministre de l’Intérieur, 83 ans, a été condamné en première instance à trois ans de prison dont un ferme pour avoir usé de son influence, et perçu des fonds en contrepartie, afin que soit décernée la médaille du mérite à l’homme d’affaires franco-israélien Arcadi Gaydamak.
“Monsieur le président, ce jugement est aberrant. Comment imaginer que quelqu’un qui a eu ma carrière se soit laissé aller à commettre ce type d’action ? C’est injurieux!”, a lancé le sénateur, avant d’évoquer le rôle d’Arcadi Gaydamak dans la libération fin 1995 de deux pilotes français otages en Bosnie, pour lequel il a reçu sa décoration, selon lui. “Chirac avait donné les instructions nécessaires”.